"Welcome to the coke side of life"mardi 19 septembre 2006 
L'univers magique et créatif de Coca-Cola Après le slogan "Coke is it" dans les années 80 et "Always Coca-Cola" dans les années 90, Coca-Cola nous surprend aujourd’hui avec son "Welcome to the coke side of life", ce qui nous donne en français : "Prends la vie du côté Coca-Cola" ! Voici le nouveau concept de Coca-Cola qui n’en finit pas de nous émerveiller avec des pubs qui rivalisent toutes de créativité. La dernière en date nous plonge dans un univers à la "GTA" (jeu vidéo culte où l’on joue un rôle de gangster) avec la collaboration de l'agence américaine Wieden & Kennedy… en le parodiant à la sauce "Coke side of live". Coca-Cola ne cesse de nous plonger dans son univers magique !
Sources : www.chapristi.info - www.lesechos.fr " L'ami Ricoré " n'est plus…mardi 19 septembre 2006 " L'ami Ricoré " n'est plus… Après 25 ans d'existence, la signature et la chanson de l'ami du petit déjeuner qui ont accompagné des générations de consommateurs cèdent leurs places à une signature plus en phase avec la promesse produit, à savoir un café source de bonne humeur : " Devenez du matin ".
Source : www.lesechos.fr
Les 118 nous jouent leur numéro !mardi 4 avril 2006 Une foule de numéros à six chiffres remplace le 12. Depuis le lundi 3 avril il faut composer un numéro en 118 XXX pour joindre les renseignements. Mais ça, tout le monde le sait. Impossible de passer à côté des innombrables campagnes publicitaires que les opérateurs diffusent depuis des mois. Tous les moyens sont bons pour s’imposer, un marché de 250 millions d’euro qui s’ouvrent à la concurrence ça incite au matraquage publicitaire. La première campagne qui a marqué la majorité des esprits : le toutouyoutour du 118 218. Avec ces 10 millions d’euros dépensés pour les deux moustachus en short, le numéro est celui qui loin devant les autres a obtenu la plus grande notoriété. Il s’agit pour tous les autres opérateurs de s’insérer coûte que coûte dans la part de cerveau disponible qu’il reste au public. Les nouveaux entrants se livrent une bataille publicitaire épique. Stimulation de la mémoire visuelle et auditive, recherche des meilleurs moyens mnémotechniques, il faut que le numéro promu se compose de façon réflexive comme l’historique 12.
Certains numéros se mémorisent mieux que d’autres, certaines campagnes sont plus efficaces que d’autres, et certains tarifs sont plus avantageux que d’autres.
Bien entendu, dans les pubs pour les 118 on ne parle pas d’argent, on ne parle pas des services proposés, ni des tarifs appliqués. Le but du jeu est de s’imposer dans la mémoire des consommateurs.
Pour gagner cette bataille publicitaire The number a trouvé le premier la recette pour s’attirer la sympathie des Français : deux moustachus se sont lancés en campagne sur les petits écrans pendant prés d’un mois sur la mélodie effrénée du toutouyoutou bien avant de scander en rythme le 118 218 ! Une chanson pour la mémorisation, des personnages emblématiques pour séduire les consommateurs et le tour est joué. Du coup tout le monde tente de s’approprier la recette magique : accompagner son numéro d’une musique devient une formule incontournable. Le 118 008 ironise même avec sa chorale sur fond d’opéra et glisse dans la bouche du chef d’orchestre « qu’est ce qu’il ne faut pas faire ? ». Le cent dix huit mille devient le cent dix huit zéro zéro zéro et se conforme ainsi à la série standard de deux nombres, du coup la chanson accompagnant le visuel n’est plus très raccord mais peu importe… Les opérateurs sont de toute évidence prés à tout. Et pourquoi ne pas créer la surprise comme le 118 818 de Free qui est apparu le 1er avril, deux jours avant la disparition du 12. Un simple communiqué de presse annonce que seul ce numéro propose gratuitement la requête classique d’un numéro. Joli pied de nez à tous ceux qui ont investis des millions d’euros dans les campagnes publicitaires.
Pour les nostalgiques qui se demandent au milieu de cette confusion de numéros, quel est le remplaçant direct du bon vieux numéro 12, pour ceux qui cherchent le descendant de notre antique numéros de renseignement, il faudra se livrer à un véritable jeu de piste, comparer tous services les uns après les autres. France Télécom ne communique guère sur ce numéro, le 118 711, mais préfère promouvoir le 118 712 dont les tarifs sont plus onéreux.
Désormais ouvert à la concurrence, les services des renseignements nous offre aujourd’hui une belle démonstration de ce que l’on peut faire de mieux en matière de matraquage publicitaire et de retournement de situation, on notera cependant que la communication n’est pas forcément en adéquation avec les services proposés. Au milieu de cette offre désordonnée et de la qualité variable de l’offre, il n’y a plus qu’à espérer que le marché se réajuste progressivement. En attendant plus de simplicité et de transparence de tarifs chez les 118, on retiendra le 118 218 sur fond de toutouyoutou pour le fun, le 118 711 pour ceux qui n’aiment pas prendre de risque et le 118 818 pour les petits malins qui savent se contenter de l’essentiel. Marion Dhordain Un Noël osé !mercredi 1 février 2006 Du peep show aux vitrines de Noël il n’y a que quelques pas à parcourir. Pour découvrir cet audacieux mélange, rendez-vous sur le très couru boulevard Haussmann. Le « Noël so crazy » du Printemps y propose des vitrines bien éloignées du traditionnel trio rouge, blanc, vert et du rondouillard père Noël.
Le grand magasin a opté cette année pour une explosion de couleurs fluos sur fond british et scottish. Les ampoules des guirlandes ont revêtu la forme du fameux bus rouge à deux étages, de la cabine téléphonique à l’anglaise et bien évidemment de la « cup of tea », tandis que les guirlandes s’habillent de l’imprimé quadrillé écossais. Soyons fous pour ce Noël ! Revisiter le style punk de Picadilly Circus pour en travestir la magie de Noël c’est donc le pari un peu fou que tente le Printemps pour ce réveillon 2005. A ce décor décalé se mêle un spectacle coutumier en cette période : des vagues d’enfants aux regards émerveillés se bousculant pour approcher au plus près des décors animés. Mais des propos insolites se mêlent au tableau : « Allons plus loin » dit une maman à son chérubin, « celle-là n’est pas pour les enfants », « c’est un mélange bizarre » ajoute un jeune homme au regard enthousiaste. Un mannequin à moitié nu dans une posture plus qu’évocatrice provoque ces réactions. En quelques mètres on passe des peluches dansantes sur fond de corne muse, à du porno-chic néo-punk. N’y cherchez pas non plus le père Noël, ces vitrines n’ont de Noël que les personnages animés qui étaient apparus au Bon Marché pour le Noël de 1903. Les vitrines pour adultes adoptent l’ambiance festive des orgies romaines et des partouzes à la Eyes Wide Shut et alternent sans complexe avec celles pour enfants où l’univers des peluches animées dans un décor sobre et uni-ton est d’une naïveté déconcertante. Du luxe du grand magasin à la luxure des vitrines, la frontière était mince et est désormais franchie. Qui a dit que Noël n’était que la fête des enfants ? Marion Dhordain La SNCF lance son marketing viralsamedi 21 janvier 2006 Que celui qui ne connaît pas encore John Kevin se rassure il va bientôt en entendre parler…
Dernièrement arrivé sur le web, le bonhomme a déjà son site perso, et en .fr s’il vous plait ! Mystérieux brun aux accents de Mr Manhattan, avec une gueule de faux crooner… Véritable héros, nouvelle star en vogue ou récent gagnant d’une télé-réalité ? Rien de tout cela.
John Kevin c’est avant tout un concept, une nouvelle stratégie publicitaire online. Son site est un mini site événementiel qui vise à promouvoir le rutilant service en ligne de la SNCF : iDTGV.
L’idée est simple. Une mascotte sympa, qui parle « jeune », qui paraît cool et qui va nous « coacher », nous aider en clair à acheter nos billets et à voyager ensuite avec ce nouveau train…
Sur le site on découvre l’affiche comme un one man show de John Kevin. Ca tombe bien car justement il y fait son show ! C’est au travers de 9 scénettes que l’on apprivoise l’humour décalé du personnage et, par la même occasion on apprend sans s’en rendre compte à voyager avec l’iDTGV.
Le ton est déjanté, les vidéos plutôt drôles et au final on a envie de montrer notre nouveau « coach de train » à nos amis ! Et pour cela pas de problème, tout est prévu il suffit de cliquer sur un lien qui clignote (au cas où on ne l’aurait pas remarqué) et notre mail liste pourra découvrir à son tour le fameux John Kevin.
La SNCF l’a bien compris, pour exister sur le web il faut se transmettre, se propager. Nous voilà donc face à une nouvelle stratégie marketing. Comme vous le savez et en faites déjà les frais sûrement, nous sommes entourés de « manipulateurs » en tout genre qui oeuvrent en permanence pour nous faire consommer plus et utilisent désormais notre habitude du forward pour s’immiscer au plus profond de nos correspondances !
Cette stratégie c’est le marketing « viral ». Il s’agit d’exploiter au mieux les phénomènes de bouche à oreille pour promouvoir une marque ou une offre commercial. L’adjectif viral sert à décrire le phénomène de propagation qui, notamment sur Internet se caractérise par un système de diffusion pyramidal et une vitesse de transmission qui rappelle évidemment le mode de transmission d’une épidémie.
Un mini site événementiel pour promouvoir un service en ligne, ça paraissait donc incontournable et un peu dans l’air du temps. Après arnaudcestqui.com pour l’artisanat, ou encore les films publicitaires Budweiser. Cette campagne destinée à la télévision américaine a été largement diffusée et parodiée sur Internet avant d'être rediffusée dans le monde entier. Personne n’a pu échapper au fameux “Whassup”. L’heure est au site décalé et au faux site perso.
Aujourd'hui, les annonceurs n'hésitent plus à diffuser en ligne leurs films publicitaires les plus originaux (parfois même en exclusivité) et cela pour la plus grande joie des internautes friands de tels contenus. Pour motiver l'acte de transmission du message, il faut que l’utilisateur ait un réel intérêt à diffuser le message autour de lui. Le plus souvent, il ne véhiculera le message que si cet envoi permet de le mettre en valeur, d’une manière ou d’une autre. L'internaute aime partager ses "bons plans" et faire découvrir à ses amis des "choses surprenantes". Vidéos, jeux, e-cards, e-coupons de réduction, offres d'échantillons..., sont autant de réalisations susceptibles de l'intéresser, lui et ses amis…
Mais attention à ne pas allez trop loin. La SNCF n’en est pas à son coup d’essai en matière de marketing viral. On se souvient de la vraie-fausse campagne du transatlantys : Paris-New York en 8 heures de train qui exister uniquement pour promouvoir le site de réservation en ligne :voyages-sncf.com. Or si le consommateur utilisateur d’Internet est friand de nouveauté et est doté d’un grand humour, il n’en aime pas pour autant être pris pour un con… A bon entendeur!
Marion Dhordain Publicité trompeuse ou mensongère ?mercredi 18 janvier 2006 "0% de matière grasse", voilà le slogan qui fait vendre, qui enthousiasme jeunes, moins jeunes, silhouettes filiformes, sportives et plus enrobées. Les annonceurs l'ont bien compris pour vendre aujourd'hui il faut des produits lights et diététiques, et les plus gourmands ne sont pas délaissés. Sucettes, crèmes, gâteaux et autres douceurs en tout genre affichent aujourd'hui en gros caractères des accroches qui font rêver : "pauvres en matières grasses", "diminue le cholestérol", "renforce vos défenses immunitaires" et l'incontournable "0% de matières grasses".
M. Dans un monde idéal, on pourrait donc manger tout cela avec 0% de complexe et arborer avec fierté un ventre plat et une taille aussi fine que Britney (avant sa grossesse) et tout cela dans les règles d'une diététique des plus rigoureuses. Désolée de vous ôter toutes vos illusions, vous allez pouvoir recommencer à culpabiliser. Souvenez-vous de la sucette que vous avez mangée hier en pensant respecter votre régime… Vous la remettez ? Sachez tout de même qu'en vantant ce produit comme étant pauvre en graisse la marque à oubliée de préciser que les sucettes sont dépourvues de matière grasse puisqu'elles sont essentiellement pour ne pas dire uniquement composées de sucre. Et le sucre ne figure-il pas en haut de votre liste des produits à éviter sous aucun prétexte ? Pour le régime, c'est loupé. Il faudra recommencer demain. Tout cela à cause de la mauvaise foi de certains publicitaires, c'est rageant tout de même, non ?
Surveillez les étiquettes car ce qui est vrai pour les sucettes l'est aussi pour les biscuits de petit-déjeuner, vous savez ceux qui "aident à renforcer les os", à "améliorer votre concentration" et à "protéger la santé cardiaque". Et bien eux aussi sont trompeurs. Ici ce qui n'est pas précisé sur l'emballage c'est qu'ils contiennent plus de sucre que ce qu'un enfant devrait idéalement consommer aussi tôt le matin. Autre exemple : Les haricots verts en boîte cuisinés par Heinz, et qui sont vantés car ils représentent l'équivalent d'une portion de légumes, et nous le savons tous, les légumes c'est bon pour la santé et notre taille de guêpe. Nouvelle désillusion : ils contiennent aussi un tiers de l'apport quotidien recommandé en sel. Le sel, on en consomme beaucoup trop, et inutile de le rappeler, un excès de sel : ce n'est pas bon pour la santé non plus. Les annonceurs flirtent ainsi impunément avec notre crédulité. Entre messages trompeurs et publicités mensongères la frontière semble bien floue.
Aux vues de toutes ses manipulations publicitaires on ne pouvait que se réjouir d'une potentielle réglementation sur l'affichage ou non du "profil nutritionnel" des produits. Si la commission et le conseil des ministres y étaient favorables les députés européens, eux étaient hostiles. "Ce n'est pas à Bruxelles de dire ce que l'on doit manger" s'exclamait-il y a peu le libéral néerlandais Jules Maaten. Certes. Mais les messages trompeurs doivent-ils pour autant continuer à manipuler librement ? 
Le 26 mai dernier, le parlement européen a choisi de supprimer la disposition qui n'autorisait les messages publicitaires que si les produits affichaient un " profil nutritionnel " des dosages en sucre, sel et matières grasses. La majorité des parlementaires s'est prononcée contre ce principe du profil nutritionnel. Il s'agit des élus du Parlement populaire européen (dont les UMP français), et de quelques libéraux et socialistes. Pour justifier cette décision les députés ont précisé que ce qu'il faut avant tout, c'est que " les enfants fassent plus de sport, et qu'ils passent moins de temps devant leurs écrans de télévision ". Entre la mauvaise foi des annonceurs et des députés, nous ne sommes pas gâtés…
L'intérêt des consommateurs semble délaissé par cette décision. Heureusement pour nous il paraît difficile que le Parlement supprime à nouveau le profil nutritionnel en deuxième lecture, celui-ci ayant été voté par le conseil des ministres.
Au Bureau européen des organisations de consommateurs de conclure : « Nous avons perdu une bataille, mais pas la guerre » Affaire à suivre donc et en attendant gare aux messages publicitaires trop attrayants !
Marion Dhordain Dove ou l’ère de la publicité réalistedimanche 1 janvier 2006 Tripler ses ventes avec une campagne de pub, le rêve de tous publicitaires. Comment transformer ce rêve en réalité ?
C'était il y a un an ! Souvenez-vous, quand de vraies rondes posaient en sous-vêtements pour une nouvelle crème raffermissante created by Dove. Révolutionnaire, la campagne cloua le bec aux critiques inconditionnels qui remettaient en cause la crédibilité des pubs où des jeunes filles de 20 ans, taille 34, vantaient les mérites des produits amincissants. M. et Mme Tout le Monde se retrouvent donc en tête d'affiche. Et tant mieux parce qu'après tout, c'est M. et Mme Tout le Monde qui détiennent le pouvoir d'achat, et eux ils ne ressemblent pas à des tops-models de 20 ans… La nouvelle tendance de la pub, en d'autres termes la nouvelle stratégie publicitaire lance l'ère des ambassadeurs "réalistes". Ces nouvelles icônes publicitaires vont-elles damner le pion à nos ambassadrices fétiches, Claudia Schiffer et autre Laetitia Casta ? Pour ce qui est du fantasme et de l'imaginaire rien n'est moins sur. Notons que ces "vraies rondes" ont eu un succès immédiat. Car non content de tripler ses ventes, Dove a également remporté l'engouement de nombreuses femmes. Après l'invasion de la télé-réalité sur nos petits écrans voici donc la publicité-réalité. Leader du concept, Dove remet ça. Et c'est à l'occasion de la journée internationale de la femme que voilà placardé à tous les coins de rue, arrêts de bus et stations de métro des portraits de femmes. Cinq au total, et vue leur taille il fallait faire fort pour les rater. Et là, c'est à vous de choisir, de cocher la bonne case : "Ronde/Rayonnante", "Plate/Pétillante", "Ridée/Radieuse". Rien de tel pour susciter le débat, et en plus ça fait vendre ! Après avoir imposé le modèle 90/60/90, les publicitaires réinvestissent le bon vieil adage du "de 7 à 77 ans" au profit de la "vraie beauté". C'est à dire des rousses, des plates, des ridées, des grosses, etc. "Les femmes veulent qu'on leur parle vrai" assure Delphine Peyrel, chef de la marque Dove. Pourtant le principe essentiel de la publicité est et restera toujours la flatterie. Alors mettre en scène des femmes de tous les jours ça marche parce que c'est un modèle extraordinaire. N'oublions pas que nous aurons toujours besoin de rêver, de nous identifier à un idéal de beauté, et que les publicitaires ont juste trouvé un leurre pour booster les ventes. Même si la campagne de ce 8 mars n'était pas destinée à la promotion d'un produit de la marque, mais avait pour but avoué de restaurer l'estime que les femmes ont d'elles-mêmes ; il n'en reste pas moins que la publicité doit faire vendre, le reste n'est que stratégie marketing et emballage attrayant. Quant au prix femino qui a récompensé la première campagne Dove, l'estampillant ainsi du label campagne " non sexiste ", il faudrait peut-être remarquer que les rondes posaient dans leur plus simple appareil, nudité que l'on ne s'était pas lassé de critiquer il y a peu…. Marion Dhordain |
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